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Réaction Laurent le Diagon

Laurent Le Diagon (SIMIA) ne croit pas aux déclarations d’ouverture de Microsoft

Plusieurs réactions sont publiées suite à l’annonce faite la semaine dernière par Microsoft de revoir sa politique d’interopérabilité. La dernière émane de Laurent Le Diagon, gérant de la société SIMIA.

Laurent Le Diagon explique : "Microsoft a commencé à mettre à disposition la documentation interne de Windows. Suite à ces premiers pas, Microsoft a décidé de poursuivre en ajoutant l’accès aux différentes applications de la gamme de Microsoft (Vista, SQL Server, Office etc) arrivant à un total de 30000 pages de documentation. Même si cette documentation est accessible gratuitement, le bémol se situe sur les conditions de son utilisation : les informations ne peuvent pas être utilisé à des fins commerciales et toute dérogation se fera par le paiement d’une licence chez Microsoft."

Pour le gérant de SIMIA, "il s’agit là encore d’une mesure mise en place pour empêcher le développement de solution alternative de type opensource tout en essayant de se montrer sous meilleur jour auprès de la commission européenne. D’autre part, toute entreprise cherchant à utiliser ces informations se retrouvera forcer à payer une taxe ’Windows’. Si on prend l’exemple d’un serveur d’impression, chaque vente de ce logiciel engendrera une taxe de 8 $ en faveur de Microsoft ! Dans ce contexte, il est évident qu’en réalité ce changement est un retour un arrière. Cet exemple est particulièrement frappant dans le cas du projet Samba qui, après avoir passer des années de reverse engineering du protocole SMB de Windows, obtient enfin une documention de la part de Microsoft (par l’intermédiaire de la PFIF)."

Laurent Le Diagon estime que "la réalité est beaucoup moins rose puisque si le modèle de Microsoft est accepté. Les éditeurs de logiciels libre ne pourront plus légalement communiquer avec Windows et se retrouveront forcément en infraction avec les brevets de Microsoft (la firme envisage d’en déposer pas moins de 300 !). Microsoft pourra déclarer que Linux viole ses brevets et pourra continuer sa politique actuel de menace de plainte sur les sociétés ne passant pas d’accord avec eux (rappelons que Novell éditeur de la distribution SuSE a signé des accords avec eux afin de garantir qu’il n’existera pas de poursuite de la part de Microsoft). "

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